IMSC 2026 à Lyon
Fin août, je me suis rendu à Lyon pour l’International Mass Spectrometry Conference (IMSC) 2026. Il s’agissait de ma première participation à l’IMSC, même si j’avais déjà participé aux Journées françaises de la spectrométrie de masse. Avec environ 1 500 participants, la conférence a réuni une communauté internationale particulièrement large. L’occasion de présenter un poster sur les travaux que nous menons actuellement au Max Planck Institute for Solid State Research, autour du développement d’une plateforme d’electrospray ion beam deposition (ESIBD) destinée à contrôler l’état chimique d’ions sélectionnés en masse avant leur dépôt.
Je dois avouer que j’ai repris le poster fait par Myriam Wadsack. La nouveauté porte notamment sur l’ajout d’une chambre piège quadrupolaire, permettant de faire interagir les ions sélectionnés avec des molécules volatiles avant leur dépôt, et sur le développement d’une source nano-électrospray fonctionnant dans des conditions contrôlées. L’objectif est de préparer, puis d’imager par microscopie à sonde locale, des espèces moléculaires dans des états de solvatation ou de complexation définis.
La conférence était à la fois dense et sympathique. Alexander Makarov, de Thermo Fisher Scientific (inventeur de l’Orbitrap), a annoncé que Thermo Fisher se préparait à commercialiser un instrument combinant ESIBD et cryo-EM, dans la lignée des travaux de Stephan Rauschenbach. Les industriels s’attaquent désormais à la science du soft landing avec les moyens qui sont les leurs. À suivre.